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Le cycle de l’eau potable avec le SIVOM

Captation de l'eau

L’eau souterraine est prélevée au moyen de puits et de forages :

  • Un puits capte généralement les niveaux les moins profonds de la nappe.
  • Un forage, plus étroit et souvent plus profond, traverse différentes couches géologiques pour atteindre un aquifère productif.

Ces ouvrages sont équipés de pompes. Leur débit ne peut pas être choisi au hasard : pomper trop fortement peut abaisser excessivement le niveau de la nappe, perturber les autres captages ou accélérer le vieillissement de l’ouvrage.

Des essais hydrauliques permettent donc de déterminer le débit que chaque puits ou forage peut fournir dans de bonnes conditions.

Les investigations réalisées en avril 2026 à la Planche Mercier illustrent ce travail :

  • Le forage F1 a été testé jusqu’à 35 m³ par heure, avec un débit critique estimé à 29,6 m³/h,
  • Le puits P2 a été testé à 10 m³/h,
  • Le puits P3 a été testé à 6,5 m³/h,
  • Le puits P1, plus ancien et en partie colmaté, présente en revanche une capacité d’exploitation limitée.

Ces valeurs sont des résultats d’essais : elles servent à définir les conditions d’exploitation et ne correspondent pas aux débits utilisés en permanence, un captage adapté à la consommation est planifié dans la journée.

Inspecter les puits, vérifier leurs ouvertures, mesurer leurs performances et entretenir les pompes font donc partie intégrante du service de l’eau.

Analyser et rendre l’eau potable

Une eau souterraine peut être limpide sans être automatiquement potable. Sa qualité doit être vérifiée par des prélèvements et des analyses : paramètres microbiologiques, nitrates, produits phytosanitaires, minéraux, pH, turbidité et autres substances réglementées.

Le traitement est ensuite adapté à la qualité de l’eau brute. Selon les besoins, il peut comprendre une aération, une filtration, une correction du pH, une adsorption sur charbon actif ou une désinfection. L’objectif n’est pas de multiplier les traitements, mais d’appliquer les opérations nécessaires pour garantir une eau conforme, stable et sans risque pour la santé.

Des contrôles sont réalisés à plusieurs moments : sur l’eau brute, après traitement, dans les réservoirs et sur le réseau de distribution. Si un résultat évolue, le SIVOM adapte le fonctionnement des installations, recherche l’origine de la variation et peut renforcer la surveillance.

Stocker l’eau et la mettre sous pression